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« Veillez et priez. » Matthieu 26:41
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3e jour : Malgré leurs défauts

Chers Priants,

Notre bienveillance envers les prêtres peut vite se heurter à leurs défauts. Vaste sujet! Mais peut-être y a-t-il une façon plus évangélique de les considérer…

Les prêtres ont des défauts…

Quiconque pratique régulièrement sa foi et s’engage dans sa paroisse découvre peu à peu, et plus ou moins fortement, combien les prêtres ont apparemment de défauts : homélies trop longues, oubli d’un rendez-vous, mouvements d’agacements, pratique liturgique qui ne nous plaît pas, etc.

…et supportent les nôtres !

Mais les prêtres supportent eux aussi les défauts de leurs paroissiens ! Ceux qui arrivent en retard à la messe, ou qui partent avant la fin, ceux qui ne prennent même pas le temps de serrer la main à la sortie, ceux qui ne parlent à un prêtre que pour le critiquer, etc. On pourrait aussi ajouter la tiédeur des baptisés et l’éloignement des sacrements qui blessent toujours le cœur d’un pasteur.

Prendre conscience de cela est capital : cela nous évitera de porter des condamnations trop rapides (j’ai des défauts semblables à ceux que je critique chez le prêtre) et permet de vivre un peu plus la Miséricorde en cette année qui lui est consacrée. Que Dieu nous préserve de nous transformer en « redresseurs de torts », en particulier chez ceux que nous idéalisons parfois un peu vite !

Tirer profit des défauts des prêtres !

Prenons acte avec Thérèse que les prêtres sont « faibles et fragiles » ! Sainte Zélie Martin portait un regard très lucide sur les prêtres, ce qui ne l’empêchait pas de les aimer beaucoup. En particulier, elle avait trouvé le moyen de tirer profit de leurs défauts pour sa propre sainteté. Elle écrit à sa belle-sœur :

« Nous avons depuis huit jours deux missionnaires qui nous font trois sermons par jour. Ils ne prêchent pas mieux l’un que l’autre à mon avis. On va les entendre tout de même par devoir et, pour moi du moins, c’est une pénitence de plus » (lettre 130, 14/03/1875).

Certes, Zélie ne mâche pas ses mots sur la qualité des homélies. Cependant, cela ne l’empêche pas de prendre part aux temps d’enseignement organisés par ces prêtres. Elle n’en tire pas un prétexte pour ne pas y participer ! Mais, plus intéressant, elle en tire un profit spirituel. Elle appelle cela sa « pénitence » avec la langue du XIXe siècle. On dirait de nos jours qu’elle utilise les sermons pour en faire un acte d’amour pour Dieu. Seigneur, je m’ennuie, mais je te l’offre par amour pour toi ! Et au lieu de créer en elle un énervement, ces prédications font grandir en elle l’amour, amour qui fera d’elle-même, et de sa fille Thérèse, alors âgée de deux ans, des saintes…

Prier aujourd’hui pour aimer les prêtres

Nous vous proposons aujourd’hui une « prière pleine d’humour » pour nos prêtres ! (Source : http://saintpothin.fr/Priere-pour-son-cure)

« Tout d’abord, Seigneur, nous vous remercions de ce que ces hommes aient accepté de devenir nos curés et vicaires.
Si par hasard, ils avaient préféré les pantoufles, une femme et un foyer, nous serions bien ennuyés.
Et si c’était comme cela partout ?
Merci, mon Dieu, de leur avoir donné le courage du sacrifice.
Grâce à eux, nous pouvons nous nourrir du Pain de Vie, former des foyers solides, rapproprier notre âme et mourir en paix.
Merci, Seigneur, pour les défauts de nos curés : des gens parfaits supportent mal la faiblesse.
Des gens en toujours bonne santé méprisent les petites natures.
Seigneur, vous avez mieux vu que nous !
Nos curés sont des phénomènes.
Ils doivent être des pédagogues pour les enfants,
Des spécialistes des questions du foyer pour les jeunes ménages,
Des spécialistes psychologiques pour la jeunesse,
Des chefs-d’œuvre de science et de délicatesse au confessionnal.
Ils doivent, aux réunions d’hommes, traiter du problème de l’Eglise en professeurs ;
aux réunions de dames, ouvrir l’Evangile en exégètes.
Dans leur visite aux familles cultivées, ils doivent discuter du dernier roman sous peine de passer pour de gros lourds,
et avec le communiste sympathique, traiter du conflit capital-travail dans ses moindres détails.
Avec les non-catholiques, ils doivent être théologiens à la fois fermes et larges, et des historiens avisés avec la J.O.C.
Mais je n’en finirai pas !
J’oubliais qu’ils doivent répondre dans les rues à tous les saluts,
Et s’ils reçoivent, ils doivent être souriants, même s’ils sont à moitié morts.
J’oubliais qu’ils doivent être, chaque dimanche, orateurs, chanteurs et parfois organistes,
Et qu’en semaine, il leur faut souvent être électriciens, menuisiers, peintres, cuisiniers, etc…
Seigneur, faites que ces « spécialistes universels », nous les jugions avec l’indulgence que requiert ce programme incohérent et inhumain.
Faites que nous comprenions que si sur quatorze spécialités, notre prêtre en réussit la moitié ou le quart,
nous en soyons satisfaits.
Donnez-moi, Seigneur, de lui pardonner ses impatiences ou ses erreurs.
Que je comprenne bien que je n’ai qu’un curé à supporter
et que lui a tous ses paroissiens sur le dos.
Donnez-moi enfin, Seigneur, de lui montrer qu’il n’est pas entouré que d’indifférence.
Donnez-moi la persévérance dans la prière pour les prêtres et les vocations.
Ce sera sans doute le meilleur de tout. »
Amen
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